LES SEMINAIRES DE RECHERCHES


Année 2013
 
- Jeudi 20 juin, de 16h à 18h, salle Paul-Albert Février à la MMSH :
Laura AUBERT "Pourquoi la détention provisoire ? L'exemple du Québec"
 
- Vendredi 29 mars, de 14h à 16h, salle 101 à la MMSH :
Sacha RAOULT (Maître de conférenecs, Droit pénal et Sciences criminelles, Aix-Marseille Université) :
"La sévérité des peines a-t-elle un effet dissuasif sur la criminalité ? Bilan des recherches internationales"
Places limitées, veuillez réserver par mail.
 

Année 2012

- Vendredi 23 mars, de 10h à 12h, salle Paul-Albert Février à la MMSH :
Yan BOUR (Université de Nice Sophia-Antipolis) :
"Jeux dangereux entre adolescents et dispositif anti-ludique : nouvelles déviances, nouveau contrôle ?"
 
Cette communication part du phénomène médiatique et politique des « nouveaux jeux dangereux et violents » des adolescents. Nous montrerons, à partir d’une enquête ethnographique menée dans un collège « ordinaire » des Alpes-Maritimes, que, si les formes ludiques radicales ne sont pas nouvelles ni similaires aux conduites à risques et aux violences scolaires, elles participent de et à un dispositif anti-ludique. Invitant à contrôler et normaliser plus avant le jeu en milieu scolaire, ce dispositif tend à faire glisser ces conduites au rang des nouvelles déviances juvéniles et des problèmes de santé publique.
 
Documents :
Yan Bour (2008), "Des pratiques corporelles entre ludisme et ritualité : danger et violence à l'adolescence" in Rémi Casanova et Alain Vulbeau (dir.), Adolescences, entre déviance et confiance, Nancy, Presses Universitaires de Nancy, p. 154-162  Version PDF
Yan Bour (2010), "La récréation sous pression, des jeux traditionnels aux formes ludiques radicales" in SCEREN, Diversité, n°160 Version PDF
 
 
- Vendredi 6 avril, de 10h à 12h, salle Paul-Albert Février à la MMSH :
Christophe REGINA (Université Aix-Marseille) : "Femmes, violences et société : les femmes devant de la sénéchaussée de Marseille (1750-1789)"
 
Les femmes sont-elles violentes ? Simple question qui appelle a priori une réponse évidente mais qui dans les faits semble avoir quelques difficultés à retrouver une réponse. Vision biaisée, regards troublés, les lectures du rapport des femmes à la violence tendent à réduire, à minimiser ou à réfuter l’exercice quotidien d’une violence féminine renvoyée à l’exceptionnel et à l’anormalité. Les femmes seraient par définition moins violentes que les hommes. Mais quels sont les fondements de pareil postulat ? Afin d’y réfléchir ont été investies dans le cadre de cette thèse les archives du tribunal de la sénéchaussée de Marseille. Se défaisant de l’idée d’un phénomène jugé mineur et ponctuel, les sources exploitées ont permis d’appréhender l’ordinaire des violences marseillaises, restituant aux sexes la part respective qui leur revient en la matière et permettant de nuancer l’idée d’une faible participation féminine aux actes violents ainsi qu’une réflexion sur les formes et manifestations des violences.
 
 
- Vendredi 11 mai, de 10h à 12h, salle de cours n°1 à la MMSH :
Aurélien DYJAK (Université Aix-Marseille) : "La construction sociale de catégories de criminels sexuels problématiques : le cas du pédophile"
 
La catégorie de pédophiles est une catégorie particulièrement stigmatisante et occupe aujourd'hui une place importante parmi les figures de dangerosité criminelle. A partir d'une étude menée sur des forums pédophiles, nous montrerons les effets de la catégorisation dont ils font l'objet et leurs réactions à l'égard de cette catégorisation, qui se caractérisent par exemple par la promotion de nouvelles formes d'auto-désignation et d'auto-identification. Nous verrons que ces processus d'auto-désignation et d'auto-identification renforcent en retour la validité d'un prototype du pédophile qui participe à la confusion entre pédophilie et pédocriminalité.
 
 
- Vendredi 1er juin, de 14h à 16h, salle Paul-Albert Février à la MMSH.
Fabrice MORAND et Valérie THERAIN : "La méthodologie du diagnostic local de sécurité"

 Les intervenants détailleront la méthodologie du DLS :  la commande du maitre d’ouvrage et sa compréhension, la commande territoriale, le cahier des charges, la préparation du DLS (formalisation, communication, référent, programmation, architecture, état du partenariat, étude documentaire préalable), les quatre piliers du DLS (étude documentaire, entretiens individuels, observations des espaces et des usages, groupes de diagnostic partagé), la contribution des acteurs de la cohésion sociale à la prévention de la délinquance, l'association de la population, le sentiment d’insécurité, l'enquête de victimation et l'enquête sur la délinquance auto-déclarée, enfin le déroulement du DLS jusqu'à sa restitution.